Rats in the Facebook Walls

Mon prochain article sera consacré à Rats in the Walls. Je publierai également un scénario basé sur une boucle temporelle, des aides de jeu, et nous enregistrerons certainement un podcast de débrief sur ce jeu. Nous MJ, savons que la préparation prend du temps, c’est pour cette raison que je partage modestement mon travail sur ce blog, afin d’en faire profiter d’autres, car j’apprécie moi-même de pouvoir fureter sur internet pour y trouver des aides de jeu, de l’inspiration ou des discussions sur le JDR en général.

Malheureusement, il devient difficile de naviguer paisiblement sur ces lieux d’échange sans se retrouver malgré soi entraîné dans des débats politiques sans rapport avec le JDR. Pour ceux qui veulent abréger la lecture de cet article, mon message est simple : si vous êtes confronté(e) à ce genre de débat, je vous demande (enfin, je demande à mes 12 lecteurs !) de simplement y copier-coller le message suivant :

« Hey, on est là pour causer jeu de rôle, donc vient pas nous casser les couilles avec la politique, c’est pas l’endroit pour ça. »

Alors oui, vous me direz qu’il suffit de passer son chemin, qu’il faut les ignorer. Le problème c’est que ce phénomène prend de l’ampleur, imposant petit à petit un verrouillage politiquement correct des discussions, voire comme je l’explique dans un autre article, une forme de censure. Je ne suis pas contre la possibilité d’aborder tous les sujets, mais là ce sont toujours les mêmes (sexisme, racisme, agisme), et ces problématiques viennent s’immiscer dans des discussions qui n’ont en général rien à voir. Les rôlistes sont assez grands pour penser ces sujets par eux-mêmes, donc s’il vous plaît, allez vous indigner ailleurs, car cela ne fait qu’opposer inutilement les gens et diviser une communauté qui est justement là pour partager une chose qui les réunit tous : le JDR.

De qui parle-t-on ?

Il y a deux types de politiciens-rôlistes qui me posent problème. Entendons-nous bien : pas à cause des idées qu’ils défendent, mais parce qu’ils polluent les discussions rôlistes avec leurs névroses idées politiques :

  • les bras armés, qui polluent les discussions YouTube, Facebook, Twitter, forums, etc.
  • les propagandistes, qui militent à travers leurs jeux ou leurs podcasts

Également au programme de cet article :

  • le fascisme
  • la figure du Héros

Les bras armés

Vous l’aurez compris, ce sont les SJW. Au sortir de sa puberté, le SJW découvre un monde injuste. Comment cela est-il possible, s’interroge-t-il ? Tous les êtres humains devraient être égaux, donc si certains sont opprimés, c’est qu’il y a des oppresseurs, des privilégiés qui profitent de leur position dominante et perpétuent leurs privilèges. La femme est opprimée, le noir est opprimé, donc l’oppresseur est l’homme blanc ! Fort de ce raisonnement infaillible, et oubliant qu’il est lui-même un privilégié, il part à l’assaut de l’oppresseur tel un guerrier, un social justice guerrier… Le problème c’est qu’on ne lui a rien demandé ! Mais il insiste lourdement, dénonçant cette injustice dont il croit qu’il est le seul à être conscient. Je trouve ça mignon, mais pourquoi venir pourrir les espaces de discussion rôlistes ?

L’étroitesse d’esprit du SJW n’a d’égal que sa bien-pensance. Son horizon politique s’arrête à la défense des minorités oppressées. Sa vision est simpliste et binaire (gauche = gentil, droite = méchant) : il se voit comme un pourfendeur du patriarcat-colonialiste-sexiste-raciste, mais semble moins concerné par l’oppression des peuples par le capitalisme mondialisé. Il s’indigne en permanence de l’injustice, mais ce n’est qu’une posture (ou : un biais cognitif idéologique, voir plus bas), qui n’a pour seul résultat concret que d’augmenter le nombre de « Likes » à ses posts. N’essayez pas de débattre avec lui, de toute façon, vous n’y comprenez rien puisque vous faites partie du problème !

Encore une fois, ils sont libres de s’exprimer, mais qu’ils aillent le faire en dehors des discussions rôlistes (si si, il y a des endroits exprès pour ça !). Engagez-vous en politique, manifestez dans la rue, créez des partis, attaquez-vous aux médias, au système, allez tuer des nazis en Ukraine, mais laissez-nous discuter JDR en paix ! Et par pitié, n’ayez pas l’arrogance de penser que vous êtes les seuls à avoir une conscience morale.

SJW de niveau 1 :

Leur force : leur nombre
Leur faiblesse : leur stupidité (ce qui est une force car on ne peut pas les faire changer d’avis)
Leur schéma mental : je suis quelqu’un de bien (voir vidéo ci-dessous)

Le Professeur Rollin

En amont des SJW, il y a les propagandistes. Ils sont tout aussi bien-pensants que les SJW, mais en soi ils sont moins gênants puisqu’ils ne polluent pas directement les espaces de discussion. Ils font leur propagande au travers de leur media ou de leurs œuvres, et ils en ont tout à fait le droit. Je distinguerai cependant deux types de propagande : la propagande directe (Thomas Munier) et la propagande indirecte (La Cellule). Je reviendrai également sur le dernier podcast de la Cellule sur le fascisme.

La propagande directe

Un exemple représentatif de ce type de propagandiste est Thomas Munier, qui affiche par exemple clairement ses valeurs d’anti-sexisme/anti-spécisme en prologue de son recueil de scénarios Hurler dans les forêts zéro :

Personnellement je trouve ça risible de bien-pensance, mais au moins c’est clair. On pourrait discuter le truc, mais il propose un compromis raisonnable, et je ne vais pas trop me plaindre car il a eu la bonne idée de ne pas écrire son livre en écriture inclusive (pas comme certains) ! C’est à dire que ses convictions ne viennent pas prendre en otage le lecteur qui s’intéresse à son travail sans forcément partager ses idées politiques. (Comme moi par exemple 🙂 )

Et puis il n’essaye pas de vous convaincre par des chiffres, des arguments, ou des théories : il nous dit bon voila : moi je fais comme ça, vous vous faites comme vous voulez. Il ne vient pas vous faire la morale ou vous expliquer comment il faut penser. La Cellule au contraire, nous délivre un message politique d’une manière plus subtile.

La propagande indirecte

J’ai toujours suivi avec intérêt les podcasts de La Cellule, que je trouve intéressants quand il s’agit de JDR, voire également quand il s’agit d’autres sujets, y compris politiques. Par exemple j’ai apprécié leur podcast sur l’anarchisme, car c’est un témoignage de l’intérieur, dans lequel deux anarchistes nous expliquent les idées et l’organisation concrète de ce mouvement. Après on adhère ou pas, mais c’est instructif, et on sait d’où les intéressés parlent. Par contre leur dernier podcast sur le fascisme m’a posé problème, car il n’y a pas la même objectivité, ni la même transparence.

Une vision biaisée

Le fascisme est un sujet complexe, multi-dimensionnel, dont la caractérisation exacte fait toujours débat chez les experts. Fabien Hildwein a essayé de cadrer le sujet en se concentrant sur l’esthétique, et en disant qu’on était « pas là pour juger ». Je salue cet effort méthodologique, mais déjà, si on est « pas là pour juger » ça sous-entend qu’on va parler d’un truc pas très reluisant… Ensuite, il part de la fameuse liste en 14 points définis par Umberto Eco. Une seule source sur un sujet aussi complexe et polémique est à mon avis un peu léger au niveau de la méthode, mais passons. Enfin et surtout, comme le mot « fasciste » est utilisé pour décrédibiliser un adversaire politique, il aurait été bien qu’on précise rapidement d’où Umberto Eco et les intervenants du podcast nous parlent.

Je ne peux pas revenir sur tout ce qui a été dit au cours du podcast. Mais pour résumer rapidement et donc malhonnêtement, passé le premier quart d’heure où les participants s’efforcent de suivre la méthode hildweinienne, on assiste ensuite à une interminable suite d’approximations, de contresens, et de biais idéologiques. Au final, on en ressort avec une image du fascisme qui est exactement celle qui est invoquée aujourd’hui lorsqu’on utilise ce mot comme une insulte. C’est à dire : fascisme = nationalisme, racisme, extrême-droite, sexisme. Dommage, ce podcast aurait pu être intéressant !

L’erreur récurrente est d’oublier que le fascisme s’inscrit dans un contexte historique, et qu’on ne peut l’analyser avec des lunettes contemporaines. Par exemple, « nationalisme » est de nos jours un gros mot, mais pendant l’entre-deux-guerres ce mot n’avait pas le même sens, en particulier pour l’Italie. Associer fascisme et racisme est tout simplement faux : le racisme est justement ce qui fait du nazisme un cas particulier du fascisme. De même, associer extrême-droite (tradition-réaction) à fascisme (homme nouveau-révolution) est idiot ou malhonnête. Quant au sexisme, on se demande bien ce qu’il vient faire dans l’équation. Ce qui est en fait intéressant dans ce podcast, c’est qu’il montre comment l’idéologie peut biaiser la pensée rationnelle. À aucun moment par exemple, il n’a été fait référence aux racines « de gauche » du fascisme. Il aurait été bon de rappeler que Mussolini vient du parti socialiste, et que le thème de l’homme nouveau est un thème éminemment de gauche.

Biais cognitifs

Parfois, ce biais cognitif est poussé jusqu’à l’absurde. Lors de la discussion sur la figure du super-héros, ils s’entendent sur le fait que certains super-héros empruntent des éléments esthétiques fascistes. Mais PAS Black Panther. Non, dans Black Panther, il n’y a pas le culte de l’homme supérieur sauveur, pas d’élite militaire au dessus de la masse, pas le concept de menace (blanche) extérieure, pas l’action qui prime sur la réflexion, pas de référence à un passé mythique, non : il ne coche vraiment aucune des cases ! On observe le même biais cognitif quand ils abordent le point de la novlangue. Là, Umberto Eco s’est trompé : la novlangue n’est PAS un trope fasciste. Le plus comique dans tout ça, c’est que le linguiste de la cellule se base sur 1984 pour faire sa démonstration ! Il veut montrer que la novlangue c’est QUE quand on enlève des mots, pas quand on en ajoute ! Il aura beau s’évertuer à me démontrer le contraire, je soutiens qu’inventer des mots nouveaux afin de créer de nouvelles catégories de pensée, c’est aussi de la novlangue.

Je comprends bien pourquoi ils font ça, mais la question que je me pose est : le font-ils consciemment ? Je pense que non : Ils ne sont pas conscients de la façon dont leur logiciel idéologique progressiste prend le pas sur leur rationalité et leur fait tenir ces raisonnements improbables. Soyons impartiaux et soulignons que les réacs et autres « fachos » souffrent du même biais cognitif, mais inversé. C’est en cela que le fascisme et le mythe du héros sont intéressants : ils combinent des idées que les réac/progressistes à la pensée binaire voient comme irréconciliables.

J’ai envie de dire à Fabien Hildwein : ton jeu Monostatos est foutrement fasciste, mais ce n’est pas grave ! 😀 Le fascisme a du bon… quand la cause est juste (mais qu’est-ce qu’une cause juste ?). Prenons l’exemple de l’éco-fascisme : si on veut sauver la planète, il faudra bien qu’une élite autoritaire prenne le pouvoir et vire nos élites corrompues par le fric. Cette société individualiste, décadente, devra laisser place à un homme nouveau, sobre et décroissant, et il faudra recourir à la force pour raisonner les pays capitalistes-pollueurs afin de revenir au bon vieux temps où l’homme vivait en harmonie avec la nature. C’est juste du bon sens fasciste !

Résultat

Avant de parler de la figure du héros, revenons brièvement au sujet de l’article, à savoir que des gens viennent polluer les discussions rôlistes avec de la politique. Qu’est-ce que l’auditeur de base va retenir de ce podcast ? D’abord il intégrera comme « normal » le fait de mélanger le thème de la politique avec celui du JDR. Je ne critique pas le fait que la cellule le fasse, mais je regrette l’affirmation à la à fin du podcast selon laquelle le JDR serait un « espace politique ». Non : c’est la Cellule qui est un espace politique, pas le JDR ! Ensuite, l’auditeur retiendra que fascisme = nationalisme, racisme, extrême-droite, sexisme, il y a donc de fortes chances qu’il se transforme en SJW de niveau 1 ! Et il se sentira légitime à traiter les gens qui ne pensent pas comme lui de fachos, ce qui aura pour effet de radicaliser ces derniers, et diviser un peu plus la communauté rôliste. Enfin, cherchant des nazis partout, il sera incapable de reconnaître le fascisme sous une forme moderne. Peut-être même viendra-t-il grossir les rangs des antifas, ces abrutis qui au nom de la lutte contre un fascisme passé, se sentent légitimes à user de la violence… Bilan : négatif.

La figure du héros

Le point intéressant du podcast, c’est cette discussion sur l’ambiguïté de la figure du héros. Qu’est-ce qu’un héros ? C’est quelqu’un qui est prêt à sacrifier sa vie pour un idéal, pour l’honneur, pour la justice, etc. C’est quelqu’un de courageux, prêt à souffrir ou mourir pour défendre ses valeurs. Si on adopte cette définition, qui sont les héros, de nos jours ? Pas facile à trouver… Il y en a, mais il ne sont pas « en tête d’affiche » dirons-nous. La société moderne valorise l’argent, le succès. Ce que les gens admirent, ce n’est pas le courage ou l’honneur, mais le mec qui roule en BMW avec une Rolex, le joueur de foot qui gagne des millions : celui qui a « réussi ». On remet la légion d’honneur aux patrons du CAC40, merde ! Ce n’est pas ça un héros.

Autre inversion des valeurs : le héros des temps modernes est la victime : la femme, l’étranger, l’homosexuel, le gros, le handicapé, le jeune, le transsexuel. Voilà ce pour quoi il faut se battre. L’honneur et le courage ne sont plus des valeurs à la mode, non : ce qui fait de vous quelqu’un de respectable, c’est de défendre l’oppressé ou d’en être un. Oui mais bon, c’est un peu facile non ? Qu’y a-t-il d’héroïque à dénoncer l’injustice ou à être gros ? Rien. Ce qui pourrait rendre la chose héroïque, ça serait de se battre pour cet idéal au détriment de son intérêt personnel ou vital. Mais celui qui défend l’oppressé ne fait que parler, afficher une posture, sans prendre aucun risque. Ce n’est pas ça un héros.

C’est en ce sens que l’action est supérieure à la réflexion, que l’esprit (les idées qui élèvent l’homme) s’incarne dans la matière, que l’homme d’action fasciste est supérieur à l’intellectuel gauchiste. Peut-être est-ce pour cela que les (super-) héros ont la cote : de Ulysse à Superman, ils symbolisent le courage et le dépassement de soi pour des idéaux qui nous transcendent. Dans une société qui valorise le fric et la victime, les gens ont peut-être soif de héros véritables ? 🙂

Conclusion

Mesdames et Messieurs les bien-pensant.e.s, respectez la bassesse intellectuelle et morale qui est la notre, de ne pas parler politique aux repas de famille ou sur les forums JDR. Nous sommes des merdes c’est vrai, mais ce n’est pas de notre faute, nous n’avons pas cette conscience politique et ce courage qui vous anime. Il faut une sacrée paire de couilles pour dénoncer le sexisme et le racisme sur Facebook, ou préparer l’assassinat de Hitler dans La Cause. Je n’ai pas ce courage, ce courage de me prendre des pouces vers le bas, de mettre la vie de mon PJ en péril ! J’aimerais être comme vous mais… je n’en ai pas la force ! [sanglots]

Indignez-vous moins, jouez plus !  🙂

ps: Et arrêtez de nous casser les couilles sur les discussions rôlistes !

4 commentaires à propos de “Rats in the Facebook Walls

  1. Hello,
    Deux réflexions pour ma part.
    – Je te rejoins sur le côté pénible de l’intrusion agressive du politique sur une partie de jdr. Ou alors, il faut être à une table où tout le monde se connaît bien, et partage les mêmes convictions, qu’elles soient d’un bord comme de l’autre… Or, assez souvent, le souci en jdr virrtuel, c’est que les joueurs se rencontrent pour la première fois, et que du coup, je trouve ces affichages politiques pénibles et… finalement irrespectueux pour les autres. Un peu comme s’il fallait valider un certain nombre de prérequis fixés par ce joueur avant de commencer une partie « respectable ».
    – Et surtout, je partage ton avis sur ce point, il me semble que cet affichage politique est souvent une posture de façade, qui n’a d’autre but que SE mettre en valeur. Je connais d’ailleurs assez peu de monde qui soit pour le malheur dans le monde, la guerre… (cf. le sketch que tu as posté, et qui est excellent !). Et dès que la partie commence, je note quelquefois, avec malice, que ceux qui se sont affichés en début de partie comme les chevaliers des causes perdues vont rapidement adopter des attitudes ignobles en cours de jeu, en totale contradiction avec leur posture morale…
    En conclusion, et sans esprit de polémique dans ces premiers jours de l’année, ce qui est sûr pour moi, c’est que chacun a le droit de penser ce qu’il veut, aucun souci là dessus, et c’est tant mieux. En revanche, une partie de jdr, ça reste du loisir ; pour rigoler, pour avoir peur, pour s’émouvoir… mais ENSEMBLE. Or, la politique, et je ne pense pas lâcher un scoop, généralement, ça divise (même en famille…). Du coup, pour moi, ça va à l’encontre du but recherché par le jdr, donc je n’aime pas.
    Une MJ expliquait sur Youtube que le jdr, c’était avant tout raconter une histoire ensemble, sinon, on pourrait le faire tout seul. Je suis particulièrement d’accord avec ce principe de base, ce qui donc m’incite à faire en sorte que les joueurs forment un groupe sans en exclure un car il n’est pas de la même ligne doctrinale que les autres.
    Cela n’empêche pas du tout de jouer sur l’antagonismes des personnages en cours de jeu, bien au contraire, mais des pas des joueurs (réels).
    Voilà… c’est tout pour moi.
    Meilleurs voeux à tous !

  2. L’article est intéressant même si je suis loin d’être d’accord avec tout ce qui est dit. Alors, comme je suis sensé productif normalement, je vais prendre le temps d’écrire un pavé.

    J’entends l’argument de ne pas « polluer » les discussions à propos du JDR avec de la politique, mais cet article c’est exactement ça, non? Alors il y a un peu de contradiction dès le départ, de mon point de vue.

    Et c’est normale. Puisque toute discussion de fond amène à exprimer son point de vue idéologique. D’où la phrase [i]tout est politique[/i].

    Pour moi, ce n’est pas discuter de politique (dans le sens d’un sujet idéologique de fond) qui est dommageable pour le hobby. Ce qui est dommageable, et c’est là où je te rejoins, c’est la pensée binaire et la fermeture d’esprit dont font preuve certains. Et peut importe qu’ils se placent en anti ou en pro quoi que ce soit. Mais là c’est un plus gros problèmes sociétale qui découle sur le JDR : en tant qu’activité social, ce hobby est forcément un reflet de la société.

    Pour finir, un petit commentaire sur le « bon fascisme écolo ». Je suis intiment persuadé que la catastrophe écologique à venir ne peut être évité que si on en finit avec le capitalisme, le consumérisme et la mondialisation; Nous avons besoins d’arriver à des sociétés post-capitaliste, décroissante et démocratique (donc anarchiste). Là où je ne suis pas du tout d’accord, c’est que il n’est pas nécessaire de passer par un fascisme pour en arriver là. Je suis même de ceux qui pense que ce serait dévoyer le mouvement et foutre en l’air tout le projet. Comme ce commentaire est déjà beaucoup trop long, je conseillerais simplement de jeter un coup d’œil à la bibliographie de Jacques Ellul et si tu peux de lire [i]Après le Capitalisme[/i] de Pierre Madelin.

    • Bonjour,

      je ne dis pas qu’il faudra en passer par le fascisme pour sauver la planète, c’est juste un exemple pour montrer qu’au nom d’une bonne cause, on peut facilement glisser vers ce genre de régime, sans pour autant se voir comme fasciste 🙂 . En vérité je ne pense pas que ça arrivera, je pense au contraire qu’on détruira la planète jusqu’à sa dernière ressource…

      Oui c’est vrai que je fais un peu la même chose puisque cet article est aussi à sujet politique. Mais c’est un article : je ne viens pas polluer d’autres discussions. Et c’est pas moi qui a commencé d’ailleurs !

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