Les Enculeurs de Mouches

Dans cet article nous allons essayer de trancher une question fondamentale : Peut-on parler de bon ou mauvais MJ ? Question abordée sur ce Podcast sur le site lacellule.net (qui propose de bons podcasts par ailleurs). Au terme d’une discussion enflammée, la conclusion logique et très nuancée s’impose :

Le bon MJ, ça n’existe pas !

Bien sûr vous n’avez pas réussi à suivre le raisonnement. Et c’est normal : vous n’avez pas les bases nécessaires ! Un minimum de connaissances en logique formelle est requis. Je vous propose donc de potasser les règles ci-dessous (si votre intellect vous le permet bien sûr), et de ré-écouter le podcast une fois que ces bases auront été bien assimilées :

La disjonction
La disjonction de deux propositions P et Q est la proposition notée P ∨ Q ou « P ou Q » qui est vraie si au moins une des deux propositions est vraie; elle est donc fausse uniquement si les deux propositions sont fausses.
La négation
La négation d’une proposition P, est la proposition notée ¬P, ou « non P » qui est vraie lorsque P est fausse; elle est donc fausse lorsque P est vraie. À partir de ces deux connecteurs, on peut construire d’autres connecteurs ou abréviations utiles :
La conjonction
La conjonction de deux propositions P et Q est la proposition suivante :
¬((¬P) ∨ (¬Q)) c’est-à-dire non ( (non P) ou (non Q) )
Celle-ci est notée P ∧ Q ou « P et Q » et n’est vraie que lorsque P et Q sont vraies; et est donc fausse si l’une des deux propositions est fausse.
L’implication
L’implication de Q par P est la proposition (¬P) ∨ Q, notée « P ⇒ Q » ou « P implique Q », et qui est fausse seulement si P est une proposition vraie et Q fausse.
L’équivalence
L’équivalence logique de P et Q est la proposition ( (P ⇒ Q) ∧ ( Q ⇒ P) ) ( ((P implique Q) et (Q implique P) )), notée « P ⇔ Q » ou (P est équivalent à Q), et qui n’est vraie que si les deux propositions P et Q ont même valeur de vérité.

Maintenant, ré-écoutez le podcast et tout s’éclairera dans votre petite tête de linotte ! Mais ce n’est pas tout : maintenant que vous avez démontré qu’il n’existe pas de bon MJ, vous pouvez aussi prouver formellement l’inexistence d’autres choses, en appliquant un raisonnement similaire (rigoureux bien sûr), par exemple, l’inexistence

  • des extra-terrestres
  • des licornes
  • et même de… Dieu !

mouche

 

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