Le JDR n’est pas sexiste, il est raciste !

[Edit] Pour ceux qui viennent du blog SuckMyDice, la suite de la discussion avec Marion plus bas.

Cet article a été mis à jour suite à cette discussion (de cette couleur).


Je suis désolé pour les quelques un(e)s qui lisent ce blog en espérant du contenu en rapport avec le JDR ou l’AdC, mais je vais encore devoir aborder (de manière critique bien sûr 😀 ) le sujet du sexisme. Rassurez-vous, après je me calme (j’ai quelques articles JDR en gestation) mais là, il faut imposer un minimum de résistance à ce flot de bêtise qui envahit petit-à-petit notre loisir, car personne ne semble réagir ni émettre de réserves. Pourquoi ça m’importe ? Parce que j’ai envie de pouvoir faire des blagues de cul quand bon me semble, et lire les campagnes de mes jeux favoris en écriture non-inclusive ! :O

« Répugnant »

Je vais quand même essayer de faire court, parce que j’ai déjà parlé de sujets similaires ici (sur les joueuses/meneuses) et plus récemment ici (sur les militants LGBT et l’autocensure de La Cellule). Voilà que ça continue avec un article sur Ptgptb [1], qui part d’un échange de messages entre un auteur de JDR libidineux et une éditrice, et on nous explique que c’est sexiste, que c’est « répugnant », que c’est mal, etc. Non, il n’y a rien de sexiste : c’est juste un type qui essaye de se taper une femme dans le cadre professionnel (peut-être en faisant jouer sa renommée). C’est on ne peut plus humain, et les femmes font exactement la même chose, je peux en témoigner 🙂 Ça s’appelle le désir sexuel, et pour l’assouvir, les hommes comme les femmes utilisent la séduction, la ruse, la manipulation, le pouvoir, l’argent (ou la force, mais là c’est du viol). Quoi qu’il en soit, l’échange cité n’a rien à voir avec du sexisme. Le sexisme est une discrimination :

Le sexisme est une attitude discriminatoire basée sur le sexe ou idéologie se fondant sur l’adhésion à des croyances discriminatoires basées sur le critère du sexe. Il s’appuie en partie sur des stéréotypes de genre, c’est-à-dire des croyances concernant les caractéristiques généralement associées aux femmes et aux hommes.
Wikipedia

Qui prend l’cul ?

Donc le sexisme est une discrimination basée sur le sexe, tout comme le racisme est une discrimination basée sur la race. Cette définition étant posée, je ne vois pas ce qu’il y a de sexiste dans la blague faite par le Joueur du Grenier dans la partie d’Aventures tant décriée :

C’est une blague entre mecs, plutôt grasse, une blague sexuelle, mais pas sexiste. Il n’y a aucune discrimination. On me répondra qu’il y a un sous-entendu de viol. Non. Enfin, oui si on a l’esprit tordu ! Moi, j’ai plutôt pensé qu’il faisait référence à un « plan à trois » avec l’elfe. Qu’y a-t-il de mal à cela si tout le monde est consentant ? Il faut d’ailleurs rappeler que le triolisme est un fantasme assez répandu chez les femmes (et les hommes 🙂 ). Ce qui aurait été sexiste, c’est si les PJ avaient dit à l’elfe de préparer à manger et de laver leurs fringues !
Petit correctif, après ma discussion avec Marion. Oui c’est vrai, l’elfe étant inconsciente, on est plutôt sur du viol que sur le plan à trois. Et oui, c’est pas forcément malin de faire des blagues sur le viol. Après il faudrait vraiment creuser la question : peut-on rire de tout ? Ce type de blague banalise-t-il le viol ? Ça peut se discuter, moi je pense que non.

Bref, on nous met du sexisme là où il n’y en a pas forcément.  Bien sûr, le sexisme doit être combattu comme toute discrimination. Mais il faut faire la part des choses entre le sexisme et des comportements qui sont choquants/gênants/embarrassants mais qui ne sont pas discriminatoires (en termes de salaire, d’accès à l’emploi, au pouvoir, etc.).

#BalanceTonRôliste

Alors certains me diront, ouuiiii mais notre communauté a vraiment un problème avec ça, il suffit d’aller voir le blog etpourtantellesjouent pour voir le nombre de témoignages, c’est hallucinant ! D’accord, je suis allé voir. Bah non, désolé. La seule chose que prouve ce blog, c’est que le sexisme est un phénomène marginal : Il y a en tout 48 posts, auxquels je soustrais :

  • 9 portraits (pas des témoignages donc)
  • 2 cas de filles qui se sont fait traitées de « grosses »
  • 3 posts de femmes qui n’ont jamais été confrontées au problème

Ce qui fait donc 34 témoignages de sexisme (dont 1 histoire de viol). Et sur les 34, la moité sont, comment dire…, bref allez vous faire votre propre idée ! Si on estime le nombre de rôlistes en France à 100 000 [2][3], ça nous donne environ 13 500 femmes (13.5% [6]). Donc un pourcentage de victimes de 0.25%. On va me dire que toutes les victimes ne se sont pas exprimées, oui c’est sûrement vrai. Faisons alors une comparaison avec le phénomène BalanceTonPorc, soit 500 000 tweets [4] (dont à la louche la moitié sont des témoignages) pour 32 millions de françaises, soit 0.78%. Bien sûr il n’y a aucune rigueur scientifique dans tout ça 🙂 , mais bon : 34 témoignages sur 13 500… A-t-on « vraiment un problème », où est-ce du domaine de l’anecdote ?

Petite précision sur la méthode : le blog etpourtantellesjouent n’est bien sûr pas représentatif quant au nombre réel de comportements sexistes, c’est forcément une estimation basse de la réalité. Je dis simplement qu’à partir de ces témoignages, on reste dans l’anecdotique (0.25%). Mais réciproquement, on ne peut pas dire que comme ces chiffres sont minorés, la réalité est que les comportements sexistes sont très répandus et posent un vrai problème. Du moins, pas tant que d’autres chiffres ne viennent appuyer cette thèse. Il ne s’agit pas de relativiser la douleur des victimes, mais simplement de rigoureusement évaluer l’ampleur du phénomène à partir de faits.

Je ne dis pas que ça n’existe pas, mais sûrement moins que dans la population générale, et je pense que cela est dû au fait que les rôlistes sont d’un niveau social et culturel plus élevé que la moyenne. Après il y en a certain(e)s que les chiffres ne satisfont pas, et qui nous expliquent qu’en fait, c’est bien plus grave que ce qu’on croit car il existe un sexisme passif [5]. Ou comment l’idéologie tue l’intelligence…

Un truc de mec ?

En revanche, il est vrai que le JDR reste un loisir majoritairement masculin, bien que la tendance change avec les jeunes nouveaux, comme l’indique le sondage 2014 sur les rôlistes Le Thiase [6].

Moi ça ne me dérange pas qu’il y ait moins de filles qui fassent du JDR, je n’y vois aucune injustice, aucune discrimination. Chacun ses goûts (innés ou acquis). Mais certaines féministes n’aiment pas cet état de fait parce que cela pourrait indiquer une différence psychologique innée entre hommes et femmes, ce qui est incompatible avec leur logiciel intellectuel. D’où le méchant sexisme qui vient tout expliquer. Pourtant les différences homme-femme existent bel et bien, mais démêler la part de nature et de culture est un problème difficile. Il y a une discussion intéressante à ce sujet sur le forum La Cours d’Obéron : Quand le JDR est écrit par une femme. Extrait (d’une femme) :

Peut-être ne s’agit-il que de sensibilité personnelle, après-tout, et que cela n’a rien à voir avec le genre, mais j’ai l’impression que, sur un thème donné, nous n’explorerons pas les mêmes pistes selon notre sexe. Quand j’écris un scénario, quand je crée un personnage, je pense être dans un processus beaucoup plus interne : je consacre beaucoup d’énergie à ce qui ne se voit pas, comme la psychologie, les sentiments, l’histoire personnelle de certains PNJ, même lorsque ces éléments sont tout à fait secondaires dans l’histoire…

Eh bien moi je suis assez d’accord avec ça, et c’est pour ça que j’aime bien avoir des filles à ma table. Ça apporte (en général) une dimension plus psychologique au jeu. Après entre mecs c’est bien aussi 🙂 .

Et le racisme dans tout ça ?

Alors que je me baladais sur le site (rolisto-féministe) Psychee pour préparer cet article, je suis tombé sur cette image : (j’espère qu’elle m’autorisera à la mettre sur mon site, car c’est une image intéressante)

Le choix des personnages est intéressant car il est contraire à ce qu’on observe dans la réalité : deux blancs (couleur rosée), un latino/maghrébin ? (couleur orangée), et un noir. Et la fille est MJ. Comme c’est joli. Mais cette image a provoqué en moi une sorte de dissonance cognitive, je suis donc allé faire une petite recherche d’images sur Google, qui comme tout le monde le sait, est impartial. Et qu’ai-je trouvé ? Ça :

 

Alors, le JDR : sexiste ou raciste ?

 

 

References

[1] http://ptgptb.fr/la-marche-manquante-metoo
[2] http://w.aerius.fr/?le-jeu-de-role-loisir-en-declin-ou
[3] http://mementoludi.net/index.php/2017/07/28/economie-roliste-1-offre-demande-viabilite/
[4] http://www.liberation.fr/france/2017/11/24/balancetonporc-500-000-tweets-passes-au-crible_1612296
[5] http://www.psychee.org/blog/sexisme-et-jeu-de-role-statistiques-et-donnees/
[6] http://www.le-thiase.fr/sondage-sur-les-rolistes-2014/

11 commentaires à propos de “Le JDR n’est pas sexiste, il est raciste !

  1. Bonjour;
    Dans la traduction de PTGPB, les exemples de harcèlement vont plus loin que l’affaire de la dragouille d’un auteur par un autre. Plus loin, il y a trois « problèmes plus concrets, parmi bien d’autres que des amies m’ont raconté la semaine dernière. », de vrais harcèlement. On ne parle pas de blague lourde, mais de comportements d’orgas de convention et d’éditeurs. Et même si le sexisme est moins élevé dans le JdR qu’ailleurs, l’article encourage à dénoncer les auteurs de parole/actes sexistes, si peu nombreux qu’ils soient, plutôt que regarder ailleurs

    • Salut !

      Oui très bien, mais qu’est-ce qu’une parole/acte sexiste? Dans les exemples 2) et 3) de cet article, on nous parle de « sentiment de malaise » et de « problèmes avec ce type ». C’est un peu vague à mon goût. C’est comme sur le blog etpourtantellesjouent, une bonne moitié des témoignages ne relève pas (selon moi) du sexisme, mais plutôt de blagues sexuelles, de goujaterie, ou d’insultes.

      Quant à l’exemple 1), là oui je suis tout à fait d’accord avec toi, c’est du sexisme
      pur et dur, mais pour le coup ça n’a rien à voir avec le JDR : c’est le problème de l’usage du corps de la femme pour faire vendre, problème qui touche bien d’autres domaines.

  2. Salut, je pense qu’il aurait été intéressant d’aborder aussi le fond des jeux de rôles. Avoir des filles à la table ou des joueurs masculins interprétant des personnages féminins n’a jamais été source de préjugés ou de blagues plus graveleuses qu’à la normale (et j’en tiens pour témoin ma compagne ainsi que celles des autres joueurs qui assistent régulièrement à nos cessions et dont les tempérament bien trempés ne manquent pas de nous rappeler à l’ordre les rares fois où l’on se laisse aller « entre couilles »). Force est de constater qu’après avoir fait participer à tour de rôle à au moins 1 scénario nos demoiselles, afin qu’elles comprennent l’intérêt que nous avons pour le jeu de rôle, seule une des 4 est intéressée pour continuer à jouer avec nous. Je pense que ça vient aussi des petites cases danslequels on a été éduqué.

    En ce qui concerne les univers rolistiques, on est obligé de reconnaître que bien souvent la mysoginie et le racisme ont une part importante. Prenons par exemple, ADC, D&D et shadowrun. Dans le premier on évolue dans le contexte des années 1920, la place d’une femme convenable est à l’éducation des enfants et à l’entretien de la maisonnée, la place d’un « nègre » à l’époque est sans conteste la place d’un domestique ou d’un homme « manuel » qui reste inférieur à un blanc (je m’excuse si le terme nègre choque, il n’est là que pour mettre en valeur le fait que notre langage évolue et que ce que l’on considère comme outrageant avec l’évolution de nos sociétés était « normal » en d’autres temps ). En ce qui concerne D&D on est dans un univers médiéval fantastique, la place de la femme est plutôt reconnue étant donné que certaines classes sont exclusivement féminines sans êtres des « lanceurs de papillons multicolores » (cf: classe de prestige sorcière de Rashémenie Hatrans), en revanche même si le racisme entre humains de couleurs différentes n’est pas très évoqué, le racisme envers les drows, duergars, demi-orque etc dans des sociétés à majorité humaine est omniprésent. Shadowrun, la place de la femme encore une fois est l’égal de l’homme dans le lore, et le racisme a encore une place prédominante avec des factions politiques « d’épuration » anti-orque/anti troll (dans shadowrun, les orques,trolls, elfes, nains sont toutes des variantes génétique du code humain ces distinctions manque autant de logique que les distinctions entre blanc/noir/jaunes etc dans la vraie vie).

    Quelle part faire à ceci? Est-ce que les jeux de rôles poussent au racisme? Je ne pense pas. Je pense surtout qu’ils nous poussent à l’empathie, si les discrimination y sont plus fortes et plus accentuée encore qu’irl c’est pour donner d’avantage d’importance aux actes qui nous permettent de faire un pied de nez aux préjugés. À l’image de la relation Guimli-Legolas dans le seigneur des anneaux, même si le racisme a été atténué dans les films, Guimli et Legolas sont tous deux représentants de deux races avec un très lourd passif racistes et n’hésitent pas dans les débuts à mutuellement s’insulter. Cependant au fil des épreuves ils surmontent leur racisme respectifs et de considèrent l’un comme l’autre comme « frère d’arme » et celà donne encore plus de valeurs à certains passages qui auraient pût être anodins mais qui sont des passages d’une grande compassion:
    -Legolas qui n’hésite pas à menacer de mort Eomere lorsque ce dernier lance une insulte sur le nanisme de Guimli.
    – Guimli qui lance à Legolas « si on m’avait dis que je mourrais aux côtés d’un elfe » et ce dernier qui répond « et que dites vous de mourir au côtés d’un ami? »

    Étant donné la toile de fond noire d’encre que le racisme a mis en place, la lumière apportée par ces deux personnages qui outrepassent leur préjugés n’en est que plus lumineuse.

    Le dernier point pour moi qui donne sa place au racisme dans les lores de jeux de rôle c’est justement l’interprétation et l’empathie. Lorsqu’on interprète un personnage qui va se faire stigmatiser sur des préjugés sexiste ou racistes, cela va ouvrir notre perception à ces actes qui pourraient sembler anodins lorsqu’on en est pas victime, un vol à l’étalage en ville alors que le drow du groupe ne fait que passer « arrêtez-le je l’ai vu c’était forcément lui qui m’a volé! », Ces injustices expérimenté par le jeu de rôle permettent d’être plus empathique. De même qu’à l’inverse interpréter un personnage raciste ou mysogine (voire même les deux soyons fous!) Permet de constater une autre chose qu’on ne penserait pas au premier abord : les discriminations sont une spirales, on s’y laisse facilement entraîné pour peu qu’on n’ai pas de prise de conscience ou de recul sur nos actes/propos.

    Pourquoi se retrouve-t-on avec des tables de rolistes majoritairements blancs et masculins? Question de milieu selon moi. Le jeu de rôle est un loisir « cérébral » attribué aux garçons d’ordinaire (histoire de chevalier qui sauve des princesses tout ça). On constate en effet que plus de filles se mettent au jeux de rôle car cette image est en train de s’effriter « et pourquoi la princesse elle buterait pas le dragon à coup de morgenstern ? ». Force est de constater à l’inverse que ayant été élevé dans un environnement « favorisé » loin des banlieues, la majeure partie de mes amis sont blancs caucasiens. Et on invite des amis à jouer avec soi. Il m’est arrivé d’avoir des joueurs de couleur à ma table sans que ça ne change rien à la bonne ambiance des parties et même si les lores des JDR ne changeait pas et restaient emprunt de racisme. Au contraire cela nous permettait de mieux nous comprendre et de tourner en ridicule certaines situations qui trouvaient écho à la vrai vie.

    Je vais partir sur de gros amalgames qui manque de précision et ne sont que le reflet d’un perception personnelle aussi veuillez ne pas prendre pour argent comptant ce que je vais dire, mais je trouve que justement en France et dans la plupart des pays de « blancs », la majeure partie des personnes de couleurs se retrouvent à habiter dans les quartiers les moins favorisés (cités HLM etc). Dans ces milieux, les activités »cérébrales » sont perçues comme étant des trucs d’intello qui provoque la moquerie à l’inverse des activités physiques comme le foot. On est dans des milieux touchés de plein fouet par les manipulations médiatiques de surcroît et tout le monde sais que média et jeux de rôles ne font pas bon ménage. Pour finir, on rajoute à ça le fait qu’on a difficilement de la mixité sociale entre bas quartier et haut quartier et on se retrouve avec des blancs qui se tourneront plus facilement vers du jeu de rôles et des personnes de couleur qui n’auront pas le loisir de découvrir le JDR que ce soit par leur milieu ou par leurs connaissances.

    Encore une fois ce que je viens de dire dans le dernier paragraphe n’est que l’expression d’un ressenti personnel et non d’une vérité universelle. Je pense simplement que réduire le jeux de rôle à un « Loisir de mâle blanc » n’est pas une bonne chose, que si on l’aborde sous le bon angle cela permet justement de vaincre les préjugés et que le jeux de rôle gagnerais à être bien plus partagé qu’il ne l’est actuellement.

  3. Salut Milo, et merci pour ce MEGA-commentaire (+ long que l’article ?), ça fait vraiment plaisir de voir qu’on a été lu et que cela a provoqué une réaction 🙂

    Salut, je pense qu’il aurait été intéressant d’aborder aussi le fond des jeux de rôles.

    Tu as tout à fait raison, c’est un autre angle d’approche. On peut en effet voir les races dans D&D comme une métaphore des races humaines, mais cela est somme toute assez banal : le cinéma, le théâtre et la littérature ont déjà utilisé ce procédé pour dénoncer les discriminations, de la fable du Vilain petit canard au film District 9. Tout cela a déjà été dit et écrit à maintes reprises pour le JDR. J’ai donc volontairement préféré me concentrer sur l’aspect sociologique, qui est beaucoup plus tabou selon moi.

    En effet, tu vas trouver tout plein de belles âmes pour te parler de discrimination, de sexisme, qui vont te mettre des « joueuses » et des « meneuses » à chaque phrase, te pondre des « outils » et des « métriques » pour voir si ton scénario est bien inclusif, qu’il y a un PJ chinois, arabe, noir, et une femme chef d’entreprise… OK super, mais en vérité cette inclusivité il faudrait avant tout la mettre en pratique dans la vie réelle autour de la table non ?

    Pourquoi se retrouve-t-on avec des tables de rôlistes majoritairement blancs et masculins?

    Voilà la question explicitement posée 🙂 (il y a cependant plus de femmes qui jouent que de non-blancs)
    Je te rejoins tout à fait sur les « trucs d’intello » et la mixité sociale (par contre sur les médias je ne comprends pas trop ce que tu veux dire). Peut-on alors dire que le JDR est un hobby d’intello / petit bourgeois blanc, féministe et anti-raciste, enfin surtout féministe parce que c’est à la mode, et moins performant sur le racisme parce que tous ses potes sont blancs ? 😀

  4. Je pense surtout que c’est le fait de sortir des petites cases dans lesquels ont nous a foutu depuis tout petit qui est complexe.
    Tu citais une des vidéos de jdg pour illustrer ton propos de « faire une blague graveleuse nous rend-t-il mysogine », je te renvoie aussi à une autre de ses video, celle des publicités (la un ou la deux). Après avoir vu une petite pub où on présente un jouet pour garçon (établi bricolage) on présente un jouet pour fille (nécessaire de ménage) et il lance avec sarcasme « ah les années 90 c’était tellement mieux, chacun avait sa petite case bien à sa place. »c’est de ce genre d’influence médiatique dont je parlais (la pub hein). Le jeu de rôle à l’avantage d’attirer des gens qui réfléchissent (je met au défi quiconque de me dire qu’on peut écrire un scénario et l’interpréter sans réfléchir xD) c’est justement là la force selon moi. Déjà dire que tous les rolistes portent les mêmes idées que moi c’est une erreur, mais dire que le jeu de rôle quand il est abordé sous le bon angle est un excellent moyen de lutter contre les discrimination en plus d’être un excellent divertissement, là je suis d’accord.

    Mais c’est le problème des petites cases, on cherche à tout simplifier, soit tu es feministo/antifa/vegan/loyalbon soit tu es un connard/raciste/mysogine/carniste/chaotiquemauvais. Se battre contre les injustices est une bonne chose, faire en sorte que les mentalités tout comme la manière de parler évolue dans le bon sens c’est cool aussi (repense à l’exemple du mot nègre en 1920, ça nous paraît insensé mais il y a dût y avoir plein de personnes qui se sont offusqué de la même manière que pour l’écriture inclusive). Penser qu’on peut classer une personne en fonction de ses loisirs ou autre en niant le fait qu’un individu est extrêmement plus complexe ça c’est une chose à combattre et ce raisonnement est autant celui des racistes, des mysogine, que celui de leurs détracteurs les plus extrémistes.

    Je digresse de plus en plus.. et moi qui voulait faire concis…

    Bref toujours est-il que jouer au jeux de rôle ne fait pas de nous quelqu’un de mauvais, ni quelqu’un de bien. C’est ce qu’on en retire de l’expérience qui nous caractérise. La tempérance dans le jugement c’est quelque-chose qu’on a trop tendance à oublier.

    Merci de l’échange c’est cool de pouvoir débattre comme ça ^^

  5. Je te concède que mon analyse est un peu binaire, et que les rôlistes, pris individuellement, sont des individus complexes, qu’on aurait tort de vouloir ranger dans des petites cases.

    Mais concernant les rôlistes qui revendiquent un engagement contre les discriminations, je trouve étrange que leur préoccupation majeure soit le sexisme, alors que la discrimination sociale (et par conséquent raciale) est bien plus flagrante…

  6. On est bien d’accord. Dans tous les cas je classe les revendications féministes et la lutte contre le racisme dans le même panier: celui de la lutte contre les discriminations. Dans l’ensemble je trouve qu’on va dans le bon sens. À voir les réactions que provoquent les mouvements féministes de nos jours, on ne peut que féliciter les progrès. Et rappeler que si la cause de la femme avance, il nous reste encore un long chemin à parcourir pour ce qui est de l’égalité de couleur, c’est aussi une bonne choses. Ouvrir les yeux sur les problème c’est la base lorsqu’on veut les résoudres.

  7. En réponse à Marion (SuckMyDice), qui n’a pas aimé cet article :
    http://www.suckmydice.com/2018/08/clash-de-blog-tu-pues-fa-pooh

    Je copie ici ma réponse laissée sur la page FaceBook de PTGPTB 🙂 :

    Merci de ta réponse.

    J’aurais aimé pouvoir répondre sur ton blog, malheureusement on ne peut pas laisser de commentaires. Je mettrai donc en lien ta réponse sur mon site, suivi de ce texte.
    J’adore ton style qui dépote (oui j’ai lu pas mal de tes articles), même si pour le coup, je me serais bien passé de ton agressivité et de ta condescendance. Après, si on essaye d’aller au-delà du bon mot et du sarcasme, y a-t-il de vrais arguments derrière tes punchlines et tes jpegs ? Ou bien est-ce que finalement, tu ne fais pas que nous servir un féminisme snowflake à deux balles ?

    Dès le début par exemple, tu cites ma phrase sur les blagues de cul et mon aversion pour l’écriture inclusive, bien. Et que réponds-tu à cela ? Tu nous colles un jpeg avec une légende condescendante. Bon j’avoue ça m’a fait rire. Mais sur le fond, tu n’apportes aucun argument; tu en es consciente j’espère ? J’aurais préféré par exemple que tu me démontres une corrélation entre le sexisme et l’emploi du neutre-masculin dans la langue. Avec toutes les langues qu’on parle sur terre, ca devrait être facile de trouver un exemple.

    Et c’est comme ça tout du long, en mode : « Nan mais vraimeeent Faboo ? t’es sérieux lààà ? » + jpeg. La rhétorique je trouve ça très bien, ton phrasé déchire grave, mais je préfère quand même m’en tenir à des arguments et des faits. Et là, c’est un peu vide excuse-moi, Harry Potter, Will Smith et des quotes en OST, ça marche peut-être à la cour de récré mais pas avec moi. Il y a du sexisme dans la communauté JDR ? Très bien, alors arrête de répéter ce que d’autres ont pensé à ta place, et prouve-le ! Ou fais au moins des recherches pour appuyer tes affirmations.

    Je vais peut-être te surprendre : je suis féministe. Non je déconne pas, je suis féministe dans l’âme, mais je me suis arrêté à la deuxième vague, car les vagues suivantes (que tu incarnes) me saoulaient. Cette façon de systématiquement placer le ressenti au dessus de tout, cette culture de l’offense, me débectent, et je ne considère pas ça comme du féminisme. Je ne dénigre pas la douleur des victimes de viol ou de harcèlement moral, mais la douleur de s’être fait traitée de grosse, excuse-moi, c’est comme quand on te dit que tu pues des pieds, ça fait partie des petits désagréments de la vie. Amalgamer ce genre de témoignage à du harcèlement sexiste, ça infantilise les « victimes », c’est une insulte aux vraies victimes, et ça décrédibilise la cause féministe.

    Dans la même veine, tu dis que tenter de comptabiliser les cas de harcèlement c’est « totalement con », car la douleur ressentie ça compte. Mais non Marion ! Compter permet justement d’établir qu’on est en présence d’un fait de société, et pas de faits anecdotiques ! Quand on parle de violences conjugales ou de différences de salaire, il y a des études qui ont été faites, des plaintes qui ont été déposées. Là je dis d’accord : les faits sont avérés et les chiffres sont significatifs. Mais dire que la communauté JDR est sexiste sans aucune base, en invoquant quelques témoignages, c’est vraiment pas sérieux Marion.

    Bon une dernière pour la route. Oui, je pense que jouer avec des filles apporte quelque chose de différent à la table. Alors ça, tu n’as pas aimé, donc tu démarres au quart de tour : « Les filles, ça apporte des sentiments, de la psychologie et des crêpes à une partie de gidéaire. » Encore une fois, tu essayes par ton sarcasme de me faire passer pour quelqu’un qui raisonne par clichés, mais tu n’apportes aucune contradiction valable : de la rhétorique, du clash, mais aucun fond. Regarde les hommes et les femmes autour de toi, sans a priori idéologique. Il y a des différences morphologiques, hormonales, psychologiques innées. Le nier serait « totalement con », surtout quand des études scientifiques le prouvent. Il est donc logique qu’une table mixte diffère d’une table de mecs. Et il n’y a rien de sexiste la-dedans Marion.

  8. Réponse de Marion :
    ——————————————————
    Hey, merci, Faboo, ça va dans le cœur tes compliments. Le style est effectivement agro et je t’ai pris de haut, oui. Je vais pas te mentir, clairement. Qu’est-ce que tu vas faire ? Si tu n’as pas vu les arguments, Faboo, c’est peut être dû à un résidu de faciale de licorne je ne sais pas. On va reprendre point par point. Petite note au passage : si tu peux pas répondre sur mon blog, c’est que j’ai tout bloqué car je savais que je me prendrais des shitstorm, ce qui a pas manqué quand j’ai dénoncé One Per Cent l’été dernier et que j’ai reçu tout un tas d’insultes sexistes comme « salope », « puritaine », « mal baisée », « petits nénés », « moche », « féminazie » gratuitement pour me punir d’avoir ouvert ma gueule…jusqu’à me prendre des invitations au suicide, Faboo. Donc non, je laisse pas les com ouverts, tu vois. Ha zut, j’oubliais pas de sexisme dans le jdr.

    Je n’aurais pas avancé d’argument ? J’ai pourtant développé mes arguments : je t’ai expliqué pourquoi le cas Mentzner était problématique, pourquoi tu devais pas mettre sur le même plan tous ces moyens d’avoir des relations sexuelles ! Je rappelle : « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol. Le viol est puni de quinze ans de réclusion criminelle.Source :
    Code pénal – Article 222-23 | Legifrance. Donc tes histoire d’obtenir du sexe par la ruse, la force ou que sais je et tout présenté de manière naturelle, cest tendax. Je t’ai expliqué pourquoi la blague du JDG était une blague de viol et pourquoi c’était mal venu de venir remettre en question les témoignages d’EPEJ en disant que la moitié, c’était « … » ; point de suspensions, on saura pas ; pourquoi tu cherchais à étouffer le caractère sexiste de certaines attitudes en évoquant le racisme dans le milieu (présent, on est d’accord). Alors, je suis très flattée que tu retiennes mes vannes mais c’est bien de retenir le contenu.

    Vraiment, Faboo ? Tu dis ne pas dénigrer la douleur des victimes ? Mais tu dis pourtant dans ton article, « la moitié c’est………………… » . Cette formulation indique clairement une volonté de minimiser les témoignages reçus. Qu’est-ce que tu veux dire par « vraie victime » dans ton post là ? Est-ce que tu es en train de dire que les femmes doivent pas se plaindre si elles souffrent d’une attitude désagréable à leur encontre mais qui ne va pas jusqu’au viol ? Tu focalises sur les histoires de grossophobie. Attardons nous un instant dessus. Le corps des femmes n’a jamais été le même enjeu politique que celui des hommes. Si tu es féministe deuxième vague, ça, ça doit au moins te parler la lutte pour l’appropriation de son corps et se libérer des diktats du patriarcat, que ça soit dans l’accès à l’IVG, à sa sexualité ou à son apparence. On traite plus facilement une femme de grosse qu’un homme, on lui fait plus facilement remarquer sa silhouette : cf. une histoire du gras et une histoire de la beauté de Vigarello.

    Je ne dis pas qu’il faut pas tenter de comptabiliser, je dis que c’est ridicule mathématiquement de le faire à partir d’un blog réunissant QUELQUES témoignages (peu de femmes ont témoigné) et les chiffres du Thiase qui sont pour moi probablement faux (j’ai comparé sur dix ans l’évolution des inscriptions en association hommes/femmes sur les 3 plus grosses assos de l’agglomération toulousaine, on tourne davantage autour de 20%, je sortirai un article à ce sujet dans l’année je pense). Quand on dit que la communauté est sexiste, c’est qu’elle reproduit tout simplement le sexisme systémique de notre société dont elle est un échantillon. Donc oui, évidemment, on retrouve les mêmes travers. Tu parles des plaintes déposées pour agressions sexuelles ou viols : peu de femmes le font car mauvaise gestion de la police lors du dépôt de plainte, le fait que de peu de femmes pensent que ça puisse aboutir. Le jdr, c’est un petit milieu. Tout le monde se connaît plus ou moins. C’est dur quand tu vas en convention ou autre de dire « Machin, il me harcèle », c’est comme annoncer à ta famille que tonton il aime un peu trop te prendre sur les genoux. Y’a des retombées, des histoire d’influence, de jeux; Plein de fois, j’ai entendu des histoires de la sorte où on répondait à la meuf « oui mais il est bon MJ ». Ha bon, s’il est bon MJ, il peut t’envoyer des messages pour te dire qu’il se branle en pensant à toi oklm, y’a pas de souci. Tu comprends le souci ? Tes chiffres ne sont pas du tout représentatifs, tu fais plus que minimiser, tu es presque dans le négationnisme.
    Qu’est ce que j’en sais ? Qu’est ce que je fais pour dénoncer le sexisme ? Le fait que je sois une femme ayant été orga pendant plusieurs années d’un festival de jeu, le fait que les femmes se confient plus aux femmes et que conséquemment j’en entende de partout, de ces anecdotes sexistes, j’ai analysé certains soucis de représentations dans la production ludiques et tu sais quoi ? Quand y’a un souci en convention, maintenant on vient me voir et on me dit « là y’a un souci, aide moi ». Les filles se mettent à parler. Si toi de ton côté, tu dis : « oui, les témoignages, elles en font tout un foin pour rien », les femmes ne vont plus parler. Elles intérioriseront tout ça. Moi, je suis pour briser le silence. Je ne sais pas qui de nous nuit à la « cause ».

    Signé : ton petit flocon de neige. <3 ❄ <3 ❄ <3

  9. Ma réponse:
    ——————————————————
    Bon, je ne suis pas idiot au point de mettre la séduction et le viol sur le même plan ! Si tu regardes bien, j’opère une gradation : du plus naturel (la séduction) vers le plus abject (le viol). Ensuite, même si utiliser la manipulation/pouvoir/argent c’est tendax comme tu dis, bah c’est pas sexiste pour autant : les deux sexes en font autant.

    Pour la blague du JDG, après avoir ré-écouté je pense que tu as raison, on est plus sur du viol que sur du triolisme, c’est vrai.

    Les témoignages d’EPEJ, je ne les remets pas en question, je dis que pour moi certains ne relèvent pas du sexisme (mais on ne tombera pas d’accord là-dessus je crois). La drague lourde, le pervers qui mate le décolleté, « T’es grosse », « T’es moche », « Tu veux pas le dépuceler ? ». Nooon ! C’est du snowflake offensé, et comme je le disais, ça participe à discréditer le reste. Par contre je te rejoins sur « briser le silence ». Par exemple, le mouvement « White Wednesdays » en Iran (https://www.facebook.com/StealthyFreedom/) : les femmes filment et postent des vidéos de comportements abusifs, et ça marche, les machos tremblent, les comportements changent. Mais quelle est la différence avec EPEJ ? C’est qu’elles prennent des risques en donnant l’exemple, elles ne se contentent pas de pleurnicher. Les blogs comme EPEJ seraient bien plus utiles si on y postait plutôt des témoignages où les beaufs se font remettre à leur place. Ca donnerait l’exemple d’attitude à suivre, plutôt que de mettre une étiquette « sexisme » et conforter ces filles (et les lectrices) dans un rôle de victime (je parle pas des cas sérieux là). Le MJ veut pas de filles à sa table ? Sors ton portable, filme, et demande-lui de répéter et se justifier !

    Et puis y’a des témoignages, franchement :

    j’ai un ami (homme cis) qui masterise beaucoup et qui m’a confié qu’il voulait toujours au moins une femme à sa table parce qu’il trouvait que ça élevait vraiment le niveau et que c’était salutaire à l’équilibre du groupe. Quand, bien après cette discussion, j’ai commencé à masteriser moi-même, je n’ai que pu me rendre compte d’à quel point il était dans le vrai. Bref, vive les filles dans le JDR !

    Ca serait pas un peu sexiste ça..? Bref.

    Je minimise je minimise… C’est vrai que ces témoignages ne sont sûrement pas représentatifs. Mais alors justement : pourquoi invoquer EPEJ pour dire qu’il y a un problème de sexisme ? Toi tu les extrapoles, moi je dis simplement qu’avec ces chiffres, les proportions sont de l’ordre de l’anecdotique. Encore une fois, quels chiffres as-tu à me soumettre ? Comment sais-tu que peu de femmes ont témoigné ? Tu entends des anecdotes sexistes de partout, mais combien ? Et pour combien de cas où tout se passe bien ? À partir d’EPEJ, la seule conclusion qu’on peut tirer c’est : il y a 34 filles qui ont rapporté des cas de sexisme dans la communauté JDR. C’est tout. Après si tu me donnes des chiffres sérieux, j’irai modifier mon article de merde.

    « c’est comme annoncer à ta famille que tonton il aime un peu trop te prendre sur les genoux. » Heu… non, ça n’a rien à voir. Comparer un club de JDR ou une convention aux contraintes psychologiques et aux tabous d’une famille, c’est pas tout à fait la même chose. « Il a utilisé son pouvoir de MJ pour me tripoter… » Nan mais attends, c’est pas du sexisme en JDR ça, c’est : 2 cassos en JDR, c’est pas pareil ! Il faut quand même faire la différence entre ce qui est structurel et les cas particuliers. Si la fille n’est pas capable d’échapper à l’emprise psychologique de ce pervers ludique, on a vraiment un problème. Là, je me dis qu’effectivement, les filles sont vraiment des êtres fragiles et qu’il va falloir leur interdire de sortir sans leur copain ou leur grand frère. Bien sûr que cette fille à besoin d’aide, bien sûr que ce MJ est une merde. Mais est-ce que ça justifie que les 99.9% des rôlistes qui sont « normaux » subissent eux.elles(??) aussi les leçons de morale, fassent attention à leur langage et aux blagues qu’iel.les(??) font ? Moi je pense que non.

  10. Bon il est temps de clore et tirer ma révérence 🙂 En tout cas merci Marion d’avoir échangé sur ce sujet sensible. Même si nous ne tomberons pas d’accord, je pense de mon côté avoir évolué sur certains points. J’irai combler mes lacunes sur les problématiques d’appropriation du corps. Je corrigerai mon article en supprimant la partie JDG, et en discutant la fiabilité des chiffres tirés de EPEJ. J’y ajouterai aussi nos échanges qui apporteront un peu de nuance dans tout ça.

    Le sujet du racisme (qui je l’avoue arrive maladroitement à la fin de mon article) n’aura pas été abordé ici. « Fractures en territoires imaginaires » l’aborde sous l’angle des représentations, ce qui ne me convainc pas vraiment. Mais laissons cela pour une autre fois peut-être 😉

    Quant aux discussions sur FB… J’espère que malgré le costard que tu me tailles sur ton blog (et mon droit de réponse ? Snif…), tu auras compris que je ne fais pas partie de ceux qui t’ont insultée et shitstormée. J’ai dit à grand tort que tu n’avais pas d’arguments. On a pu discuter sans s’énerver, ce qui n’est pas le cas du bisounours Blaise et du fin psychologue l’Huissier, lol, qui réagissent (à des mots-clés ?) tels des petits roquets hargneux, et n’apportent finalement rien à la discussion.

    Tciao !

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